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mardi, octobre 20, 2009

Contrairement à Licia Corbella du Calgary Sun, je ne pense pas que les champions de l’euthanasie ne connaissent pas les débordements de cette autre folie collective. Ils savent très bien que l’euthanasie ne se limite pas aux vieillards se tordant de douleur en attendant de mourir. Ils savent ce qui se passe dans les pays qui ont divagué vers le culte de mort. Le Collège des médecins connaît aussi les dangers de l’avortement, mais le Collège veut avoir une licence de tuer sans limite. C’est ce qui fait son charme.

TRADUCTION

Quand le droit de mourir devient un devoir

La terrain glissant de l'euthanasie peut rapidement évoluer en une falaise glacée

Dimanche, le 3 octobre 2004
Éditorial page 25
Par Licia Corbella, rédactrice, Calgary Sun

Toute la semaine dernière, les partisans du droit de mourir se sont pavanés dans des émissions de radio et de télévision à travers le pays et ils étaient fréquemment décrits comme des experts.

Le discours de ces orateurs de carefour - cousu de mensonges - a rapidement changé de ton quand on a découvert que le 25 septembre, une mère de 59 de ans de Montréal a appelé la police quand son fils est mort.

La mère a admis avoir aidé à tuer son fils de 36 ans - parce qu'il souffrait de la sclérose en plaques.


Cette histoire de la compassion prétendue d'une mère pour son fils souffrant a donné un regain d’énergie à cette cause dangereuse.

Si ces soi-disant experts étaient vraiment honnêtes et avaient vraiment fait leurs devoirs, ils sauraeint que dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie et le suicide assisté, ce qui arrive inévitablement, c'est que le droit de mourir très rapidement se transforme en devoir de mourir et très souvent en meurtre.

Ce qui m’horripile au plus haut point quand les gens dégoisent sur ce sujet, c’est leur profonde ignorance des faits.

Je demande maintenant à tous ceux qui sont en faveur de ces pratiques meurtrières s'ils n’ont jamais fait de recherches sur les faits l'entourant.

Sans surprise, la plupart ne l’ont jamais fait. J'ai entendu se moquer un de ces experts prétendus à la radio la semaine passée quand quelqu'un argua contre en disant que même avec des directives strictes, le terrain glissant devient très rapidement une falaise glacée.

Lisez ce qui suit et jugez par vous-même si ce n’est qu’une pente douce ou raide.

Dans les Pays-Bas, le meurtre par la soi-disant compassion est pratiqué ouvertement depuis les années 1980, mais seulement légalisé en 2002.

Dans un rapport publié en 1991, tandis que l'euthanasie était toujours techniquement illégale en Hollande, il fut déterminé même qu’alors dans environ le tiers des cas d'euthanasie examinés, le patient n'avait pas donné son consentement.

Cette première étude du gouvernement sur euthanasie hollandaise, appelée le Rapport Remmelink (d’après le proffesseur J. Remmelink, Procureur général du Haut conseil des Pays-Bas, qui dirigeait le comité d'étude) fit des révélations inquiétantes.

Il trouva que:

  • En 1990, 1,040 personnes sont mortes de l'euthanasie involontaire, signifiant que des docteurs aavaient activement tué ces patients sans le consentement des patients;
  • 14 % des patients étaient entièrement compétents et 72 % n'avaient jamais donné d'indication qu'ils voudraient voir leurs vies se terminer.

    Personne n'a été poursuivi ou emprisonné pour ces meurtres qui violent les directives supposées «strictes» pour empêcher le meurtre.

    Les avocats du droit de se faire zigouiller soutiennent souvent que l'euthanasie soit une question de choix.

    Mais l'expérience hollandaise montre clairement que quand l'euthanasie volontaire et le suicide assisté sont la pratique acceptée, un nombre significatif de patients finissent par ne pas avoir le choix - pour toujours.

    En 1990 - 12 ans avant que l'euthanasie ne fusse légalisée - l'Association des patients hollandais sentit le besoin de développer des cartes ne me tuez pas de format de poche qui déclarent qu’en cas d’hospitalisation: «Un traitement administré avec l'intention de terminer la vie n’est pas permis

    Bien sûr, quand l'euthanasie était débattue et n'était pas encore ouvertement arrivée en Hollande, le baratin était que seulement les malades âgés auraeint droit à une telle pitié.

    Cela dura au mieux quelques années où la pratique a commencé. Maintenant les enfants impotents sont tués régulièrement en Hollande. ils appellent cela l'euthanasie pédiatrique.

    Un papier portant le titre de Suicide assisté: pas seulement pour les adultes?, par Rita L. Marker, avocate et directrice de l'Équipe spéciale internationale sur l'euthanasie et le suicide assisté, déclare qu'en juillet 1992 - il y a 14 ans - l'Association pédiatrique hollandaise annonça qu'elle publiait des directives formelles pour le meurtre des nouveau-nés sévèrement handicapés, quelque chose qui s'était passée pendant des années de toute façon.

    Selon le docteur Zier Versluys, président du Groupe de travail de l'association sur l’éthique néonatale: «Et pour les parents et pour les enfants, une mort hative vaut mieux que la vie

    Trois des huit centres sur la néonatalogie examinés par la Société pédiatrique hollandaise exécutaient l'euthanasie sur des nouveau-nés handicapés.

    Les enfants en bas âge que l'on a considérés ayant droit à la mort incluait non seulement ceux qui étaient incurablement malades, mais les enfants qui étaient arriérés ou faisaient face à la perspective de vivre avec une maladie chronique.

    Ces meurtres - et c'est bien documenté - arrivent après que le docteur décide que cela vaille mieux et n'estime pas avoir besoin de consulter les parents pour leur approbation. Un article de 1997 dans un journal médical britannique a constaté que 8 % des enfants en bas âge qui meurent dans les Pays-Bas sont tués par leurs docteurs.

    Si cette information ne vous fait pas vomir, je vous suggère de joindre le club des fanatiques du tueur en série Clifford Olson.

    Comprenez-moi bien, je ne suis pas opposé à ce que les parents décident pour leurs enfants en bas âge, de ne pas subir un train de chirurgies envahissantes qui pourraient les aider à survivre.

    Ne pas accepter un traitement médical et permettre à une personne de mourir naturellement est moral et BIEN. Mais des soins activement administrés pour tuer quelqu'un est un meurtre.

    La ligne de partage morale n'est pas étroite et confuse, mais large et très claire.

    Mais en Hollande le meurtre d'enfants ne se limite pas seulement aux enfants en bas âge. Ce serait, bien sûr, discriminatoire et injuste.

    En Hollande les adolescents de 12 à 15 ans ont le droit de demander l'euthanasie avec le consentement de leurs parents.

    Ceux de 16 et 17 peuvent exiger l'euthanasie - et tandis que leurs parents doivent être informés - on permet aux adolescents de prendre la décision finale.

    Comme avec les adultes et les enfants en bas âge, ces adolescents n'ont pas besoin d'être incurablement malades ou même dans la douleur physique. L'angoisse (quel adolescent n'a-t-il pas d'angoisse?) suffit et beaucoup d’adolescents tristes sont tués par leurs médecins en Hollande chaque année.

    Oh, mais sûrement que cela ne pourrait jamais arriver ici, n’est-ce pas?

    Bien, depuis 1997, le suicide assisté du docteur est légal en Oregon.

    Déjà des débats sérieux sur la permission laissée à la jeunesse déprimée le choix de se faire tuer ont eu lieu. Ce n'est pas un terrain glissant, c'est une patinoire verticale.


    Right to Die Turns into "Duty"

    Slippery Slope of Euthanasia can quickly become an Icy Cliff

    Sunday, October 3, 2004

    Editorial/Opinion Page 25

    By Licia Corbella, Editor, Calgary Sun

    All last week, proponents of the right to die were trotted out on radio and television shows across the country and were frequently described as "experts."

    Their warped soapbox -- built mostly on lies -- was quickly re-erected when it was discovered that on Sept. 25, a 59-year-old Montreal mother called police when her son died.

    The mother admitted that she had helped kill her 36-year-old son -- because he was in pain from multiple sclerosis.

    This story about a mother's so-called "compassion" for her suffering son has re-energized this dangerous cause.

    If these so-called "experts" were really honest and really did their homework, they would discover that in countries or regions that have legalized euthanasia and assisted suicide, what inevitably ends up happening is the "right to die" very quickly turns into the "duty to die" and very often into murder.

    What's utterly maddening to me when people spout off about this topic is how little most know about its realities.

    I now ask everybody who says they are in favour of these murderous practices if they have ever researched the facts surrounding it.

    Not surprisingly, most have not. I heard one of these so-called experts on the radio this past week scoff when someone arguing against it said even with strict guidelines, the slippery slope very quickly becomes a treacherous cliff.

    Read on and consider if the following is just a gentle slippery incline or an icy cliff.

    In the Netherlands, so-called "mercy killing" has been practised openly since the 1980s, but was only legalized in 2002.

    In a report written in 1991, while euthanasia was still technically illegal in Holland, it was determined even back then that in about one-third of the cases of euthanasia examined, the patient had NOT given consent.

    This first government study on Dutch euthanasia, called The Remmelink Report (after Prof. J. Remmelink, attorney general of the High Council of the Netherlands, who headed the study committee) made disturbing revelations.

    It found that: In 1990, 1,040 people died from involuntary euthanasia, meaning doctors actively killed these patients without the patients' consent; 14% of the patients were fully competent and 72% had never given any indication that they would want their lives terminated.

    Nobody was prosecuted or went to jail for these killings that violated the supposed "strict" guidelines to prevent murder.

    Right-to-die advocates often argue euthanasia is an issue of "choice."
    But the Dutch experience clearly shows that when voluntary euthanasia and assisted suicide are accepted practice, a significant number of patients end up having no choice at all -- forever.

    In 1990 -- 12 years before euthanasia was legalized -- the Dutch Patients' Association felt the need to develop wallet-sized "do not kill me cards" which state that if the signer is admitted to a hospital, "no treatment be administered with the intention to terminate life."

    Of course, back when euthanasia was being debated and had never yet openly occurred in Holland, the patter was that only the very ill elderly would be granted such "mercy."

    That lasted at best a few years when the practice started.

    Now disabled infants are killed regularly in Holland. It is called pediatric euthanasia.

    A paper entitled: "Assisted Suicide:Not for Adults Only?" by Rita L. Marker, an attorney and the executive director of the International Task Force on Euthanasia and Assisted Suicide, states that in July 1992 -- that's 14 years ago -- the Dutch Pediatric Association announced that it was issuing formal guidelines for killing severely handicapped newborns, something that had been going on for years anyway.

    According to Dr. Zier Versluys, chairman of the association's Working Group on Neonatal Ethics: "Both for the parents and the children, an early death is better than life."

    Three of the eight centres on neonatology surveyed by the Dutch Pediatric Society were performing euthanasia on handicapped newborns.

    Infants who were deemed eligible for death included not only those who were terminally ill but children who were mentally retarded or faced the prospect of living with a chronic illness.

    These killings -- and this is well documented -- occur after the doctor decides it's best and does not require the need for parental approval. A 1997 article in a British medical journal found that 8% of the infants who die in the Netherlands are killed by their doctors.

    If this information does not turn your stomach, might I suggest you join the Clifford Olson fan club.

    Don't get me wrong. I am not opposed to parents deciding on behalf of their infant, not to undergo a bunch of invasive operations that might help them survive.

    Not accepting medical treatment and allowing a person to die naturally is ethical and OK. But actively administering drugs to kill someone is murder.

    The moral divide is not small and fuzzy but immense and very clear.

    But in Holland the killing of children doesn't just end at infants. That, of course, would be discriminatory and unfair.

    In Holland 12-to-15-year-olds are allowed to request euthanasia with the consent of their parents.

    Those aged 16 and 17 can demand euthanasia -- and while their parents must be informed -- the teen is allowed to make the final decision.

    As with adults and infants, these teens need not be terminally ill or even in physical pain. Mental anguish (what teen doesn't have anguish?) is enough and many mildly depressed teens are killed by their physicians in Holland every year.

    Oh, but surely that could never happen here, right?

    Well, since 1997, doctor-assisted suicide has been legal in the state of Oregon.

    Already serious debates about allowing depressed youth to decide on death have been conducted. That's not a slippery slope. It's a vertical ice rink.



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