Libellés

Les Relations des Jésuites contiennent 6 tomes et défont le mythe du bon Sauvage de Jean-Jacques Rousseau, et aussi des légendes indiennes pour réclamer des territoires, ainsi que la fameuse «spiritualité amérindienne».

dimanche, février 15, 2009

Ce qu'est le nationalisme

Puisque nous sommes moins «modernes» et préférons nous en tenir à la vieille orthodoxie «retardataire», comme par exemple celle de feu Mgr J.-A. Paquet, nous osons nous contenter des anciennes définitions. Le nationalisme, dans son expression politique, c'est le corps matériel et physique d'un état d'esprit et d'un sentiment ardent que l'on nomme patriotisme. Ce patriotisme englobe l'ensemble des traditions et aspirations d'un peuple. Le nationalisme est l'exercice du droit d'un même peuple de diriger sa destinée, de se conduire lui-même, de prendre ses propres décisions, de jouir physiquement et moralement de tout l'héritage compris sur son sol et dans son sous-sol, de choisir ses alliés, de refuser de se soumettre aux pressions extérieures, d'affirmer ses droits financiers et économiques à l'intérieur de ses frontières, de proclamer le Christ comme Souverain et Législateur si ça lui plaît, de voir à ce que son héritage profite d'abord et avant tout à ses enfants et s'es institutions, de repousser tout parasitisme venu du dehors, d'imposer sa Foi et son Espérance comme règles d'Ordre sur son propre territoire. Les Juifs l'ont parfaitement compris dans l'établissement de leur nouvel État d'Israël, l'ont imposé comme règle obligatoire, et avec une parfaite justification, - même si nous leur nions tout droit historique, légal ,et moral sur le territoire qu'ils ont usurpé par la violence et le terrorisme, avec la bénédiction empressée de Moscou, l'assentiment obligé du 33e degré maçonnique Truman, des autorités canadiennes et des curieuses «fraternités» internationales. Ce que le nationalisme a d’«étroit», c'est qu'il peut demander aux citoyens des sacrifices jusqu'à celui de mourir pour la patrie, «étroitesse» que nos unimondialistes veulent élargir jusqu'à la nécessité de mourir pour des lubies révolutionnaires, antichrétiennes et antinationales. Le nationalisme exige, comme condition de sa dignité et son autorité, une totale souveraineté, comme celle du chef d'un foyer qui n'est pas en tutelle. Cela n'empêche nullement le nationalisme d'user de cette sourveraineté pour contracter des alliances, des ententes, des engagements supra-nationaux, de se lier librement à des limitations exigées par l'intérêt général, exactement comme les familles d'un même village se lient à des exigences communes sans pour cela rien perdre de leur souveraineté intérieure.

Patriotisme et nationalisme sont les vocables maudits de notre époque. Voyez comment on les salit, on les bafoue. Tous les manuels d'enseignement de l'UNESCO demandent leur élimination du cerveau des enfants de tous les pays. Des deux premières syllabes allemandes du mot national, «nazi», on a fait par une propagande massive l'épouvantail mondial, le croquemitaine universel, une vision d'enfer, ce qui permet à l'internationalisme antichrétien de paraître plus sympathique et forger son chemin dans le crâne des doctrillons naïfs qui, s'ils sont caves comme des oies blanches, négligent d'être «rusés comme le renard et prudents comme le serpent», violant ainsi un des plus impérieux commandements du Sauveur, justement le commandement qui devait nous éviter le communisme. Tout ce que l'athéisme, la Loge, le Sanhédrin, le Rougisme ont produit de génies malfaisants: les Lénine, Trotsky, G.B. Shaw, Jean Zay, Léon Blum, Bernard Baruch, Wells, Morrison, Russell, Huxley et leurs nombreuses phalanges, tous Juifs quand ils n'étaient pas maçons, ont vomi et revomi sur le patriotisme et le nationalisme. Tous ont juré la perte du Trône et de l'Autel; du Trône (ou souveraineté nationale) d'abord, car on a vu dans toute l'Europe depuis trente ans comment il est facile de faire tomber l'Autel quand son appui naturel, le Trône, a d'abord été renversé.

La conspiration, dans sa lutte contre la propriété privée, s'attaque toujours en premier lieu à la grande propriété locale, noble ou héréditaire de préférence, terrienne d'abord puis industrielle et commerciale ensuite; elle sait que lorsque les plus gros seront dépouillés et sans défense, il sera plus facile d'éliminer les moyens et les petits propriétaires. De même en est-il pour les souverainetés et les autonomies. Lorsque la souveraineté nationale d'un pays, qui est la plus haute souveraineté civile, aura été anéantie, ce sera chose ultra facile de détruire parmi les ressortissants sans défense, les souverainetés institutionnelles, corporatives, sociales, professionnelles, familiales, diocésaines ou paroissiales qu'il plaira à la nouvelle autorité internationale de faire disparaître.


Effondrement du libéralisme

Le messianisme chrétien comporte un paradis surnaturel dans lequel disparaîtront les distinctions de sexe, de famille, de langue, de race, de nationalité, de rang social, de fortune, de liturgie, d' origine ou prestige terrestre. Le messianisme judaïque, qui n'a pas le mérite d'une suggestion originale, n'est qu'une matérialisation grossière de l'idéal spirituel chrétien, une application déformée, grotesque de cet idéal dans le monde sensible. Utopique et menteur, il veut la disparition de la distinction des sexes, des familles, des langues, des races, des nationalités, des classes et des hiérarchies dans un monde qui ne peut s'en passer et où ces distinctions constituent des réalités issues, non de la raison de l’homme, mais de la combinaison harmonieuse de l'ordre naturel avec l'ordre divin: cette suprême réalisation du christianisme. Les bâtisseurs de la Tour de Babel, avant de crouler dans la confusion, n'étaient pas aussi avancés dans l'aberration contre-nature que ce messianisme talmudique de notre époque.

Pourtant, le chevauchement parallèle des deux messianismes, l'un spiritualiste et l'autre matérialiste, l'un de Vérité et l'autre de sophisme, l'un divin et l'autre diabolique, tous deux exigeant dans leur monde propre la disparition des mêmes distinctions, a créé cette confusion qui a séduit bien des chrétiens. On a même vu des docteurs au zèle intempestif, désireux d'anticiper sur l'ordre spirituel, prêcher pour ce monde la disparition des distinctions capitales, nécessaires dans l'ordre humain autant qu'elles sont superflues dans l'ordre spirituel; surtout la distinction collective du plus grand nombre qui s'incorpore dans ce qu'on appelle la souveraineté nationale. Quand S.S. Pie XII disait, assez récemment, que «la formation doctrinale est la nécessité actuelle la plus urgente», on peut comprendre, entre autres choses, qu'il s'agit de cette formation doctrinale capable de déceler instantanément les sophismes séduisants du faux messianisme, les pièges attrayants du crédo antichrétien; cette formation doctrinale qui protégera le chrétien authentique de la fausse tolérance, du ramollissement dans le zèle, de l'étiolement du «don de force», de l'indifférentisme et du quiétisme que le libéralisme répand partout sans être capable d'affaiblir en rien le dogme chrétien mais en jouant sur la faiblesse naturelle des êtres humains, ce vieil écho du péché originel qui avait consisté à imposer à l'homme, dans une égale considération, la connaissance du bien et la connaissance du mal; cette formation doctrinale qui doit permettre au chrétien, militant et soldat par son auguste titre, non seulement de résister aux assauts de l'ennemi, mais surtout de prendre l'offensive et, par les armes puissantes de sa doctrine, balayer les sophismes comme la lumière chasse les ténèbres.

Lorsqu'on fait le bilan des deux derniers siècles, il faut admettre que la présente Révolution Mondiale ne marque pas l'écroulement de la civilisation chrétienne. Au contraire, nous assistons à l'effondrement du système qui a pris la direction des peuples occidentaux, le système judéo-maçonnique qui ne pouvait s'extérioriser que dans une seule formule politique: le libéralisme avec ses inévitables succédanés du socialisme et du communisme. Pour ses originateurs et directeurs de la Haute Banque Mondiale, le système a réussi, en éliminant maintes barrières religieuses, nationales, éthiques et sociales qui leur fermaient la route, en leur assurant une centralisation inouïe de richesse par l'exploitation financière systématique des peuples, un système d'usure crapuleuse d'une envergure sans parallèle et d'une dimension à l'échelle globale, les leviers de la propagande mondiale et l'abjecte soumission de chefs nationaux prostitués à l'argent.

Mais pour les peuples réduits en servage, le libéralisme a fait faillite en n'apportant (pour l'unique profit d'une minorité conspiratrice) que guerres mineures, majeures et universelles, révolutions de toutes sortes, désaxement de la vie naturelle, décadence et démoralisation, arrêt subit de la prodigieuse montée culturelle chrétienne. Avec le judéo-libéralisme, les affaissements économiques et le paupérisme grandissant devant la centralisation constante de la super-richesse sont devenus, non plus l'effet de phénomènes naturels cycliques, mais bien la conséquence de manoeuvres humaines toujours égoïstement répétées. C'est le judéo-libéralisme, d'origine directement talmudique, qui mène le monde depuis que les vendus aux Juifs Oliver Cromwell, Voltaire, Rousseau, Maribeau et leurs rejetons jusqu'à nos jours ont conjugué leurs efforts avec la Réforme et la Renaissance pour déloger l'orthodoxie chrétienne de la direction publique.

Devant leurs succès ininterrompus, les grands-prêtres du mondial Veau d'Or ont acquis la conviction inébranlable de leur triomphe définitif; parce qu'une humanité passive, tolérante, n'a pas encore fait de soubresaut important pour se défendre réellement du parasitisme - malgré tout le gros mélo écrit sur l'épisode hitlérien - les conspirateurs croient dur comme fer en leur propre «sagesse» orgueilleuse, fondée sur leur croyance en la folie congénitale des Gentils (comme le Talmud l'affirme en tant d'endroits). Ils croient déjà, à lire leurs exubérances prématurées, que leur raison et l'argent ont vaincu la nature humaine et subjugué la Nature elle-même. Bien triste sera le dernier lendemain du grand complot, lorsqu'un monde rendu à l'agonie renversera la fausse idole dorée, broiera ses temples et écrasera la terreur avec ses terroristes; il en restera bien peu de rescapés pour consentir à s'inféoder, en désespoir de cause, au reste de l'humanité; juste assez peut-être pour compléter le «quota» des 144 000 si scrupuleusement comptés dans l'Apocalypse. Quand ils auront vu de leurs propres yeux que tout peut s'effondrer, institutions ou complots humains, qu'ils croiront que même les mondes peuvent passer et disparaître tandis que «Sa parole ne passera jamais», la plénitude de la désillusion et de la douleur ne leur offrira que cette Parole comme dernier abri et dernière espérance.

On ne pourra pas empêcher le dernier et suprême assaut catastrophique de la Bête, tout enivrée qu'elle est de ses triomphes dûs à l'inertie des chrétiens. Mais on en peut atténuer les coups, diminuer l'horreur de leurs conséquences et assurer sa défaite définitive, durant le peu de temps qui reste, car suivant l'expression parfois employée, il est déjà minuit moins cinq là l’horloge de l'Histoire.


Désunion des chrétiens

C'est la culture-civilisation chrétienne que la Révolution Mondiale a pour but exclusif d'éliminer de ce monde; si la confusion des propagandes est trop grande pour qu'on la voie, du moins qu'on croie les intentions mille fois répétées des chefs de la Révolution. C'est un combat à mort, un combat à finir, entre une culture spiritualiste 'qui a tiré toute sa sève et sa substance du Ghrist Lui-même et une anti-culture matérialiste qui veut éliminer de la sphère humaine toute conscience du spirituel. Le combat a l'ampleur de notre planète, il se poursuit avec une implacable âpreté partout où il y a des hommes; là où la Révolution n'a pas encore renversé et piétiné avec fureur l'organisme trahi et mal défendu de notre civilisation, elle a infiltré ses agents dans tous les milieux, répandu son poison dans tous les groupements et tendu ses pièges à tous les carrefours. Pendant que le serpent digère ses dernières proies, il fixe d'un regard d'acier la colombe occidentale qui, terrorisée, troublée même dans son instinct de conservation, ne sait même plus si elle doit réagir.

Mourir martyr pour une cause qu'on n'a pas voulu défendre quand il en étai t temps, pour laquelle on n'a pas voulu faire de sacrifices quand la victoire était possible, est une mort ignominieuse, une punition richement méritée.

Si tous les chrétiens du monde voulaient, pour un seul mois, faire front commun et faire sentir la puissance de leur opinion et leurs moyens, c'est la Révolution Mondiale qui croulerait d'elle-même; mais la division est trop grande et l'infiltration ennemie trop profonde. Si seulement les catholiques du monde voulaient simplement parler et agir sans crainte ni respect humain, d'un seul bloc solide, la Bête reculerait et disparaîtrait pour au moins un siècle. Mais quand on voit parmi eux tant de désunion malgré une même doctrine, un même catéchisme, une même apologétique; dans certains milieux tant d'indifférence, d'esprit de compromission, d'incompréhension de leur sublime héritage; tant d'insoumission d'esprit et tant d'entêtement dans les opinions personnelles, quand il n'y a pourtant qu'un seul Pasteur du même troupeau et une seule Autorité qui détient la puissance réelle de légiférer, lier et délier, on se demande si notre jansénisme moderne mérite le salut du miracle qui dépend de la conviction et la combativité des hommes mais qu'ils espèrent comme cadeau de la Providence en récompense de leur inaction.

Huit croisades, dont on a exalté le zèle et les sacrifices, furent entreprises il y a huit siècles, contre un ennemi lointain qui n'était pourtant qu'un «infidèle». Si jamais une croisade fût nécessaire, c'est bien aujourd'hui en notre Occident, sans besoin de courir au loin, contre une théocratie qui opère nuit et jour dans tous nos milieux et exerce de grands ravages comme en témoigne la pathologie morale de notre société. Ce qu' il convient de faire, devant le malaise qui angoisse le monde actuel? Une croisade, la plus grande, la plus totale, la plus urgente, une croisade d'idées et d'actions, aussi intense et aussi ubiquiste que l'anti-croisade de l'ennemi.

Puisque tout se résume, de l'aveu des ennemis et suivant l'évidence aveuglante des faits contemporains, à une lutte mondiale, acharnée, sans merci, contre le Christ et Son oeuvre, la première chose à faire, dans cette croisade, est de prendre catégoriquement position: pour ou contre Lui. Personne ne peut se soustraire à ce choix, dans l'Occident chrétien. S'il y a des endormis, des mous et des indifférents, aussi bien les cataloguer tout de suite dans le camp ennemi, car ils ne sont qu'un poids mort, une passivité nuisible aux assiégés mais fort utile aux assaillants.

Archives du blogue