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Les Relations des Jésuites contiennent 6 tomes et défont le mythe du bon Sauvage de Jean-Jacques Rousseau, et aussi des légendes indiennes pour réclamer des territoires, ainsi que la fameuse «spiritualité amérindienne».

vendredi, septembre 12, 2008

CHAPITRE VII

LA LETTRE AU SOUVERAIN PONTIFE



C'est à ce moment que le Frère-Maçon Albert Lantoine, entre en scène.

En 1937, il publie aux éditions du Symbolisme dirigées par le Frère-Maçon Oswald Wirth, 33° comme lui du rite écossais et préfacé par celui-ci, sa LETTRE AU SOUVERAIN PONTIFE. Ces détails sont à retenir pour mettre en lumière la trame continue qui unit les promoteurs du plan synarchique du temps des Saint-Yves d'Alveydre, des Abbé Roca, des Papus, avec les équipes présentes et à venir qui tenteront d'attirer l'Église dans le système par des campagnes toujours plus pressantes en faveur du rapprochement avec la Franc-Maçonnerie aidés en cette besogne par des ecclésiastiques chez qui l'ambition le dispute peut être à une grande naïveté. Avec la Lettre au Souverain Pontife nous entrons dans une nouvelle phase de l'affaire. Il ne s'agit plus de conversations plus ou moins confidentielles visant à modérer les polémiques, mais bel et bien cette fois d'une alliance. La question est officiellement posée de savoir si l'Église consent à collaborer avec la Maçonnerie dans le but tout temporel de défendre la civilisation contre la barbarie montante, si elle consent à un modus vivendi des deux puissances sur la base de leurs spiritualismes, irréductibles c'est vrai, mais qui ont en commun de s'opposer tous deux au matérialisme.

Ce n'est pas précisément le contenu de la Lettre qui nous intéresse ici, mais ses effets. Or, ce thème simpliste en un moment où la requête n'était ni nécessitée par les événements, ni justifiée par les circonstances équivoques de sa parution, suscita bien sûr du côté catholique des étonnements compréhensibles mais aussi quelques approbations qui paraissaient moins chaleureuses que conditionnées par un complexe préétabli.

L'analyse de la Lettre, loin d'appeler ces approbations eut dû logiquement les interdire; le ton général en est insolent malgré l'offre du Cessez le feu qui d'ailleurs s'accompagne des vieilles accusations maintes fois reprises contre l'Église: l'inquisition, son esprit de domination, son intolérance, sa doctrine bien éloignée paraît-il du christianisme primitif, sans oublier l'assaut habituel contre les antimaçons de la Revue Internationale des Sociétés Secrètes ou d'ailleurs. On nous permettra donc de nous étonner à notre tour, non pas de la Lettre au Souverain Pontife d'Albert Lantoine, formule reprise de l'exchanoine Roca (10), mais de la réponse que le P. Berteloot y fit en Septembre 1938 dans la Revue de Paris (11). Dirons-nous que le zèle sacerdotal du Père Berteloot pour la conversion des Francs-Maçons fait quelque doute? Certes non! Mais, nous avons le droit, nous estimons même avoir le devoir de trouver étrange et de ne pas approuver sa façon de l'exercer.

Le Père Berteloot donne l'impression que de trop assidues fréquentations des Frères parmi lesquels on rencontre assurément des hommes de valeur et de caractère sympathique l'ont habitué à juger, à travers ces hommes, une institution qui les conduit comme des aveugles vers des buts toujours plus lointains qu'ils ignorent.

Mais il en est d'autres qui connaissent ces buts et nous n'hésitons pas à dire qu'en l'occurrence, le Père Berteloot cautionnait en somme une opération politique, CAR IL S'AGISSAIT D'UNE OPÉRATION POLITIQUE. Pas de celle dont on avançait ostensiblement les motifs, dont on invoquait l'urgence. Une foncière opposition au communisme qui eut été valable en soi, appuyée sur les raisons minima du droit naturel, n'existait réellement ni chez les martinistes inspirateurs, du Pacte synarchique, ni chez les hauts maçons gagnés au mouvement. Après avoir repoussé toute imitation étrangère. le Pacte ajoutait:

Par contre NOUS RECONNAISSONS QUE LE BOLCHEVISME CONVIENT ACTUELLEMENT AUX PEUPLES EURASIENS (12), comme le fascisme aux peuples italiens, comme le nazisme aux peuples germaniques, comme le parlementarisme aux peuples britanniques, etc..., et que chacun de ces régimes paraît bien être la raison d'être de la puissance de l'empire au sein duquel il est né et se
développe.

Et nous venions d'assister aux efforts du groupement TABLE RONDE ET FRONT COMMUN, où la Franc-Maçonnerie jouait un rôle actif, rassemblant les forces de gauche dans une action qui se voulait parallèle à celle du Frente popular espagnol.

Cette opposition résolue n'existait pas davantage dans la partie de l'opinion catholique menée par une minorité tapageuse d'intellectuels et d'ecclésiastiques. Nous étions au temps de L'Aube de Francisque Gay, de Temps Présent succédant à Sept sabordé à la suite des observations du Saint-Siège, de Terre Nouvelle et des sympathies bruyamment exprimées de Georges Hoog envers le Front populaire. Dumesnil de Gramont, Grand Maître de la Grande Loge de France renvoyant la balle écrit:

IL EST ASSEZ PIQUANT DE CONSTATER QUE SI LE P. BERTELOOT, DANS LA REVUE DE PARIS, TEND AUX FRANCS-MAÇONS UNE MAIN TIMIDE, CERTAINS ECCLÉSIASTIQUES NON MOINS QUALIFIÉS MANIFESTENT AU COMMUNISME MÊME LORSQU'ILS COMBATTENT THÉORIQUEMENT SA DOCTRINE, UNE SYMPATHIE AUTREMENT CHALEUREUSE.

Et là-dessus de citer Daniel Rops, le P. Ducatillon, dominicain, le P. Villain, jésuite, qui ignorant sans doute ou insoucieux de la Ligue des Athées soutenue par les Soviets, ne critique le communisme qu'avec une complaisante admiration:
Le communisme est une religion extrêmement vivante, une religion qui, réellement, cherche à conquérir toute l'humanité, une religion d'apôtres,

qu'il ne peut s'empêcher de comparer aux premiers chrétiens. Pour un
peu, la comparaison rejoindrait le jugement du Chanoine Roca:

Karl Marx èt Bakounine ne m'apprennent rien en définitive si ce n'est qu'ils sont au fond plus chrétiens qu'ils ne se le figurent eux-mêmes. Tout ce qu'ils ont publié est dans nos Saints Livres.

(La Crise fatale p. 248.)

Le P. Villain était Directeur de l'Action populaire qu'avait précédemment animée le P. Desbuquois , tandis que le P. Berteloot continuait ses actives relations avec le Rite écossais.

Alors, le motif du rapprochement Église-Franc-Maçonnerie basé sur la lutte anticommuniste n'était pas le vrai.

Était-ce apaisement des cœurs, assoupissement des nerfs inclinant la maçonnerie, oh! nous ne dirons pas à un Canossa impensable, mais à la recherche d'une mutuelle compréhension ou tout au moins à la satisfaction d'un désir quasi-unanime du Rite écossais qu'avec candeur le P. Berteloot estimait moins opposé que le Grand Orient à cette conversion insolite?

Pas davantage. Le Grand Orient manifestait, précisément à cette époque, un regain de radicalisme intransigeant. À la Grande Loge de France, les Frères furent aussi étonnés de la Lettre au Souverain Pontife que nombre de catholiques. Elle y fit même sensation, nous dit son Grand Maître Dumesnil de Gramont, à tel point qu'il se crut obligé, pour calmer les esprits, d'écrire deux articles réticents dans le Bulletin de l'Ordre. L'ensemble de l'écossisme n'était pas disposé au rapprochement.

D'où venait donc la proposition?

L’insistance d'Oswald Wirth dans sa préface à la Lettre à nous dire que l'initiative d'A. Lantoine fut à la fois personnelle et celle de L'ÉLITE INTELLECTUELLE de la Maçonnerie, désigne clairement une partie des Hauts grades et en particulier ceux du Suprême Conseil de France. Quatre noms nous sont déjà connus: lui Oswald Wirth, CauweI, A. Lantoine, Antonio Cohen. Ceux-là sans compter les autres, évidemment, tel le Frère-Maçon Lepage du "Symbolisme", membre du Grand Orient. Mais le Frère-Maçon Dumesnil de Gramont, à côté de la netteté de ses réserves sur le principe, se retranche dans un refus prudent de désigner nominativement cette "élite". Toutefois, estimant que ce terme fait injure à l'ensemble des autres Frères qu'on prend ainsi pour des ilotes, il déclare:

Ilotes ou non, nombreux sont les Maçons qui se sont inquiétés des suggestions d'A. Lantoine et se sont demandés si CEUX QUI ONT LA CHARGE D'ADMINISTRER L'OBÉDIENCE N'ÉTAIENT PAS TENTÉS DE S'EN INSPIRER.
C'est ici que Dumesnil de Gramont en dit trop ou pas assez. Ceux qui administrent l'Obédience ne sont pas gens de la basse maçonnerie, mais de hauts gradés, voire 33°, du Suprême Conseil et nous pouvons déduire de là que l'initiative partait de ce Suprême Conseil. Le Frère-Maçon Marcel Cauwel bien que modéré aurait-il pu prendre sur lui la responsabilité d'appuyer de son autorité la Lettre lancée dans le public? Oswald Wirth qui n'eut jamais au Suprême Conseil un pouvoir de décision en rapport avec sa réputation de maître à penser suivi par de nombreux disciples eut-il pu le faire davantage? Quant à Antonio Cohen et à A. Lantoine, le Grand Maître Dumesnil de Gramont nous apprend que leur conversion au rapprochement était assez récente, d'autant plus qu'A. Lantoine, nous dit toujours Dumesnil de Gramont:
Il n'y a pas si longtemps... faisait profession non seulement d'anticléricalisme mais d'antichristianisme.
Y aurait-il donc eu chez eux une conversion rapide et spectaculaire aux yeux des Frères ébahis sans qu'aucune puissance ne les ait déterminés à ce pas en avant, ni approuvés, ni même ne leur ait donné l'ordre de claironner le Cessez le feu?

Non, rendons-nous à l'évidence!

Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Maçonnerie la marche vers l'Ordre nouveau se fait plus rapide sous la poussée anonyme du martinisme et d'une partie des hauts grades, même au Grand Orient de France.

Dans les sphères politiques, VICTOR BLANCHARD, haut fonctionnaire de la Chambre des Députés, 33° du rite écossais, 96° de l'Ordre de Memphis, Grand Maître de l'ORDRE MARTINISTE ET SYNARCHIQUE mais surtout autrefois, brillant second du Mage Papus dont il a recueilli l'héritage avec celui de Saint-Yves d'Alveydre, travaille avec Léon Blum et Spinasse au noyautage du monde parlementaire de droite et du centre: propagande pour un socialisme technique, pour une planification économique, pour un essai d'organisation de grandes ententes industrielles sur les propositions de Flandin, Marchandeau et Spinasse (dans son Cabinet ministériel figurait Coutrot).

Au niveau des entreprises, Jean Coutrot, coryphée des technocrates noyaute le Patronat sur le thème du Comité de l'Organisation scientifique du travail (C.N.O.S.T.) dont il est président. Grâce à lui et à ses synarques un nouveau credo économique et social se propage de proche en proche.

La science et la technique au service d'une concentration universelle et d'une hiérarchisation implacable opéreront le miracle de tout unir, économie et culture dans un univers pacifié, dynamisé au maximum. Cette foi nouvelle est présentée par des groupements diversifiés sous des formes appropriées aux différents milieux. L'Ordre nouveau renverra au néant les oppositions sociales, raciales, religieuses, internationales; l'humanisme, son plus beau fleuron, en fournira la raison déterminante. Autour de Jean Coutrot, dont la mort mystérieuse quelques années plus tard au moment de la découverte du Pacte synarchique dans une loge martiniste, indiquera le sens initiatique et les redoutables secrets, se pressent donc des catholiques. Au CENTRE D'ÉTUDES DES PROBLÈMES HUMAINS LE PÈRE TEILHARD DE CHARDIN travaille côte à côte avec Coutrot, Aldous Huxley, le Comte du Nouy et l'occultiste Dr Alendy. Les JOURNÉES DE PONTIGNY, fondées en 1910 où fréquentaient déjà, dit-on, des ecclésiastiques reprennent très prisées, très suivies sous la direction de ceux qu'on appelle l'équipe synarchique de la banque Worms. Au GROUPE FRANCE 50 plus spécialement politique, le PÈRE DILLARD, lui aussi de la Compagnie de Jésus, figure dans l'équipe directrice, il y collabore avec Dautry, Marjolin, aujourd'hui de la Communauté Économique Européenne, Joxe dont le synarchisme n'est pas plus à dire que la réalité des accords d'Évian troquant l'Algérie française pour le mirage de l'Eurafrique prévue dans le Pacte synarchique. Des journaux spécialisés travaillent la pâte catholique pour l'ORDRE NOUVEAU, c'est le titre d'un organe publié par Denis de Rougemont dans lequel écrit Daniel Rops. Pour parler comme le synarchiste Abbé Roca c'est un Monde Nouveau, une Nouvelle Terre que prêchent les Dominicains de Juvisy dans la VIE INTELLECTUELLE. Dans cé même moment TEMPS PRÉSENTS, TERRE NOUVELLE pensent à l'instar dudit Abbé et du Frère-Maçon Lantoine, que:

LE CHRISTIANISME A ÉTÉ CONTAMINÉ PAR L'HISTOIRE.

(Sept. 29-536).

On entend donc lui rendre sa pureté en le coulant dans le moule du progressisme. Et tandis que l'on combat les structures traditionnelles, on prétend leur substituer cet Ordre nouveau cher aux rédacteurs du Pacte synarchique; par une synthèse du genre hégélien on affirme pouvoir étouffer les oppositions dans les liens de l'organisation apte à tout, polyvalente, car, pour dire encore comme le Chanoine apostat ROCA:

UN CHRÉTIEN ANIMÉ DU PUR ESPRIT DE L'ÉVANGILE CONCILIE AISÉMENT TOUS LES EXTRÊMES SANS CESSER D'ÊTRE ORTHODOXE OU PLUTÔT PARCE QU'IL EST ORTHODOXE.
Et que faisait-on dans les Loges?

Pour bien le comprendre il faut savoir qu'en 1908, Papus et Victor Blanchard en lançant les Congrès spiritualistes se proposaient à la fois de fédérer les sociétés secrètes: gnostiques, théosophes, kabbaliste etc... et d'entreprendre à l'aide de ce regroupement la restauration du spiritualisme ésotérique au sein des grandes obédiences maçonniques alors politisées, matérialisées à l'extrême. À l'heure donc qui nous occupe une singulière offensive se dessinait au sein des Loges pour les entraîner vers un syncrétisme doctrinal propre à réaliser l'emprise des Hautes Maçonneries sur l'ordre nouveau. Il fallait en premier lieu leur infuser le spiritualisme qui leur manquait et sur ce point on devait constater des résultats appréciables. En second lieu il s'agissait de leur faire admettre l'idée du rapprochement avec l'Église et nous savons que cette affaire, non seulement au Grand Orient mais aussi à la Grande Loge de France rencontrait de très sérieuses difficultés. Enfin, à supposer atteints ces deux premiers buts, le troisième consistait à amorcer une vaste campagne de propagande pour ce singulier œcuménisme de toutes les religions: l' "Église Universelle" selon la terminologie des Congrès maintenant bien connus, l'Église Catholique selon les termes audacieux de Saint-Yves d' Alveydre. C'était tout le programme de la Contre-Église synarchique, Nouvelle Église" à la recherche de laquelle Jules Romain consacrait un ouvrage qui ne fut pas sans influence dans les milieux catholiques et maçonniques!

Voici par exemple, en ce qui concerne le travail entrepris, un fait des plus caractéristiques, c'est la création du GRAND PRIEURE DES GAULES. Le Frère-Maçon Camille Savoire, membre du Grand Collège des Rites du Grand Orient de France avait amorcé la propagande spiritualiste au sein de cette obédience réputée à juste titre la plus ouvertement anticléricale. Ses efforts ne furent que très partiellement couronnés de succès. Il résolut alors, quittant le Grand Orient, de réveiller en France la vieille obédience templière dont fit partie autrefois Joseph de Maistre. Cette maçonnerie pseudo-chrétienne pratiquant le "Rite écossais rectifié" subsistait en Suisse sous le nom de Grand Prieuré. En 1935, le Grand Prieuré des Gaules une fois créé, entraînait dans la dissidence un certain nombre de francs-maçons qui d'ailleurs rallieront plus tard l'actuelle Grande Loge nationale Opéra.

Pour le moment, le travail intérieur des hauts grades, et encore d'un cercle restreint parmi eux, s'accompagne au-dehors d'une publicité silencieuse qui attire la sympathique curiosité des profanes avec lesquels on multiplie des contacts. Par exemple, on offre aux Francs-Maçons en tenue blanche fermée une conférence d'EMMANUEL MOUNIER sur les théories néo-catholiques: le sens de la vie collective suivant les doctrines chrétiennes. (27 avril 1939). (Remarquons bien ici qu'il n'y a pas identité entre la doctrine caholique tout court et la pluralité des doctrines chrétiennes). De ces rapports s'engendre dans le monde catholique un phénomène d'osmose. De là aussi le succès croissant de notions vagues et malsaines pour la foi: néochristianisme ou christianisme des origines et surtout celle du progrès spirituel de l'humanité lié à l'évolution parée désormais de tous les caractères messianiques. L'Évolution Rédemptrice n'est pas une idée propre au P. Teilhard de Chardin; on l'a vue prônée par le Chanoine Roca aux beaux temps de Saint-Yves d'Alveydre, puis dans le Pacte synarchique et dans une littérature maçonnique où fleurit la louange du Père qui avait, aux yeux des adeptes, le mérite de démarquer les cosmogonies des sectes.


QUEL SPIRITUALISME?

Mais en face de quel spiritualisme se trouvait-on? Les relations d'ecclésiastiques avec de hauts maçons qui en faisaient sincère ou feinte profession passaient alors pour ouverture d'esprit large intelligence des problèmes de l'heure. Nous avons souvenir d'un prêtre bien connu dans les milieux parisiens pour ses idées traditionnelles, qui, malgré son opposition à la Franc-Maçonnerie faisait l'éloge du Frère-Maçon Camille Savoire. Nous ignorons si le fondateur du Grand Prieuré des Gaules aujourd'hui décédé est mort dans le giron de l'Église. Ce qui nous importe ici c'est, objectivement, l'œuvre du F.·. Camille Savoir dont le retour au spirituel, malgré la publicité n'était pas un retour à la foi catholique mais une affirmation plus nette, devant le matérialisme stérile de tant de francs-maçons, de la métaphysique très spéciale des hautes sociétés secrètes. Pour résumer sa position avec la brièveté qu'impose la présente étude, citons ce qu'il écrivait en 1939 dans la préface à un opuscule du Frère-Maçon Chevillon, Grand Maître de l'Ordre martiniste:
Ce livre constitue pour l'adepte un véritable catéchisme et un guide sur la route de l'INITIATION CONDUISANT À LA GNOSE, cette connaissance suprême qui ne connaît pas les limitations de connaissance. C'est en effet l'acquisition de la GNOSE QUI CONSTITUE L'OBJET PRINCIPAL DE L'INSTITUTION. Car elle est indispensable à la recherche de la Vérité sans laquelle on ne saurait travailler au perfectionnement individuel et collectif des êtres.

Notes:

(10) Le Christianisme, le Pape et la Démocratie du Kabbaliste Roca avait la forme d'une Lettre au Souverain Pontif".

(11)

Lors de la préparation de sa lettre (et jusqu'à sa mort) Lantoine avait eu de nombreux contacts avec un Jésuite, le R. P. Berteloot...

(Le Frère-Maçon Corneloup du Grand Orient' de France).



(12) La Russie soviétique.

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